Quels principes devrait adopter une taxe sur les robots pour assurer son équité ?

Enfant, je lisais tous ces magazines projetant l’an 2000 comme un monde de robots et d’automatisation. Un monde où l’on claque des mains pour allumer la lumière. Un monde où l’on interpelle un ordinateur pour qu’il nous annonce la météo ou la dernière découverte. Un monde où la vision-conférence est utilisée par les familles éloignées. Un monde où on lit sa correspondance sur sa montre. Un monde où les voitures n’ont plus de conducteur et volent entre les gratte-ciels.
Aujourd’hui, si le vol domestique n’est que balbutiant [1], tout le reste est déjà notre actualité. Et même si cela fait presque 40 ans que l’on projette ce monde-là, beaucoup semblent surpris qu’il en soit de nos jours ainsi.

Et certains politiques de brandir l’invasion des robots tueurs d’emplois. De constater que notre fiscalité est démunie lorsqu’un travail salarié est remplacé par un robot. Certains dont Bill Gates, lancent l’idée d’une taxe sur les robots. L’idée de remplir les caisses voire de palier le manque d’emplois par une telle taxe pourrait paraître comme une bonne adaptation.
Néanmoins on pourrait craindre qu’elle accélère la délocalisation des dernières chaînes de montage, que nos serveurs informatiques soient un peu plus dans le cloud, et beaucoup moins en France, voire qu’elle provoque le déménagement des secteurs innovants et des nouvelles technologies, vers des fiscalités plus clémentes.

Pour éviter une telle fuite, un des facteurs est l’équité. Si une taxe ou un impôt semble juste et équitable, il est toléré, accepté voire réclamé (« il ne faut pas exagérer » me dit-on dans l’oreillette droite). C’est pourquoi je me pose la question : Quels principes devrait adopter une taxe sur les robots pour assurer son équité ?

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Logiciel libre modèle du nouveau travail

C’est à l’INA que j’ai compris ce qu’était vraiment le travail, et comme ce qui reste à venir, et dans un nouveau monde industriel à venir. J’y ai collaboré avec des ingénieurs et développeurs qui travaillaient en logiciel libre, et j’ai découvert là une conception du travail tout à fait différente de ce qu’on enseignait dans les écoles, et à mes yeux proprement révolutionnaire – c’est-à-dire faisant apparaître comme caduque et donc révolue la conception dominante. Je n’ai pas été convaincu immédiatement : il m’a fallu quelques mois et quelques voyages, notamment à Berlin, pour forger ma conviction que le logiciel libre correspondait à un modèle économique non seulement viable, non seulement durable, mais extraordinairement gratifiant pour ceux qui le pratiquaient et qui, bien qu’il s’agisse d’un travail industriel, et parce qu’il est fondé par le développement et le partage des responsabilités et des capacités, ne conduisait pas à la prolétarisation, mais tout au contraire, installait la déprolétarisation au coeur d’une nouvelle logique économique fondée sur la valorisation et le partage des savoirs.

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L’emploi est mort, vive le travail ! Bernard Steigler, entretien avec Ariel Kyrou. Mille et une nuits

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Camerone

L’industrialisation et l’automatisation ont pour objectif de supprimer ces petites mains qu’on a coutume d’appeler une armée de mexicains.

Et en ce jour, je me permets d’honorer la mémoire du Capitaine Danjou, du sous-lieutenant Maudet, porte-drapeau, le sous-lieutenant Jean Vilain, payeur et de leurs hommes de la 3e compagnie du régiment étranger. Ces 62 légionnaires ont tenus tête à 2000 mexicains, clairsemant leur rang de 500 victimes, se battant jusqu’à la dernière cartouche, jusqu’à la charge à la baïonnette.

Ce fut à Camerone. Ce fut le 30 avril 1863. Commémoration.

La petite graine – 2

Pour automatiser ses installations Debian, il faut savoir concevoir sa petite graine, preseed pour les anglophones. C’est ainsi que je commençais mon premier volet décortiquant partiellement la fameuse petite graine.
Depuis 2 mois, je vous laisse sur votre faim et pour cause ! Force est de constater que je ne sais pas encore comment parfaire ma pré-configuration. Le point d’achoppement est le partitionnement automatique, tout ce qui est partman…

A l’heure actuelle, même si j’ai encore des pistes de recherches et des tests à effectuer, je n’ai toujours pas de réponses satisfaisantes.
Voyons donc dans ce second volet, l’ensemble des recherches effectuées. Parce que savoir s’informer et chercher fait partie intégrante de la culture DevOps.

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De la valorisation des constantes

Cas pratique ! Dans tout environnement il faut valoriser ses constantes. Que ce soit le nom de l’environnement lui-même, d’un serveur tiers, d’une arborescence… ce n’est pas ce qu’il manque. A la B. Mouret, un fichier de configuration avec toutes ces constantes est défini pour chaque environnement. Malheureusement, quand par exemple une arborescence est redéfinie, il faut, passez-moi l’expression, se pastiller l’ensemble des fichiers à réviser. Comment procéder autrement ?

Voyons donc ici un ensemble de pratiques qu’appliquera la B. Mouret pour tendre vers plus de Continuous Delivery. Au travers de ces quelques principes simples, c’est tout une uniformisation qui en découlera et en conséquence une facilité de maintenance et d’automatisation.

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Vers le Continuous Delivery

DevOps et Continuous Delivery sont les actuels mots à la mode (buzzword pour les anglophones). Après quelques lectures et présentations, certains décideurs se posent la question de l’inflexion vers de telles méthodes. Il faut bien comprendre que derrière ces mots se cache une révision complète des DSI. C’est la fin des fameux silos enfermant chacun dans une mono-tâche technicienne au profit d’un flux automatique organisé par des experts. D’aucuns disent que ce bouleversement est un tsunami, voire un big bang. Il est donc naturel que certains responsables se demandent : Comment opérer à un tel virage vers le Continuous Delivery ?

Cet article orientera vers des perspectives de réponses. Et pour cela, citons d’abord Martin Fowler, un ponte du Continuous Delivery :

You’re doing continuous delivery when:

  • Your software is deployable throughout its lifecycle

  • Your team prioritizes keeping the software deployable over working on new features

  • Anybody can get fast, automated feedback on the production readiness of their systems any time somebody makes a change to them

  • You can perform push-button deployments of any version of the software to any environment on demand

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La petite graine

Pour automatiser ses installations Debian, il faut savoir concevoir sa petite graine, preseed pour les anglophones. Cet article est le premier volet d’une série où je vais décortiquer celle que j’utilise afin d’aider par l’exemple celles et ceux qui voudrait se lancer dans le planter de petite graine.
Comme je l’ai déjà abordé dans mon précédent article De l’automatisation de l’installation et de la pré-configuration, cette petite graine sera stockée sur un serveur web quelconque. Et donc ce site convient très bien, vous la trouverez ici.

Comme vous pouvez le constater, pour ce genre de sujet que l’on étudie que ponctuellement, j’ai pour habitude de placer dans le cartouche les liens vers la documentation (un pour navigateur et l’autre pour wget). Ensuite les chapitres sont rappelés en remarque pour chaque section, pour être plus efficace dans ma maintenance. Enfin, tant que c’est chaud, je préfère placer des options désactivées, quitte à les activer ultérieurement. Il sera toujours plus aisé à transformer un false en true que d’avoir à retrouver l’option.

Découvrons la plus en détails…

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La nature en ville

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De l’automatisation de l’installation et de la pré-configuration

Après la mise en bouche Lancer une installation via Grub, on reste sur sa faim. Pouvoir déclencher l’installateur à l’envi c’est bien, mais que l’installation se poursuivre automatiquement c’est mieux !
Sans entrer dans les détails techniques, j’étudie dans cet article les intérêts de l’automatisation de l’installation et de la pré-configuration. Même si j’effectuerai la mise en œuvre avec la preseed de Debian, j’essaierai d’être le plus général possible.

La pré-configuration permet de répondre aux questions posées lors de l’installation du système d’exploitation, et souvent d’y ajouter d’autres installations comme des logiciels. Le principe est simple : l’installateur lors de son processus va chercher un fichier de pré-configuration déposé dans une zone de stockage, et s’y réfère pour l’installation du système, des préférences et des logiciels.
Petit tour d’horizon des avantages et inconvénients de cette solution automatique qui répond à un besoin familial, de TPE, voire de PME.

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Preseed

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