Au feu !

Au feu de circulation d’un grand boulevard parisien. Pas tout à fait de circulation, un feu qui impose aux automobilistes de laisser passer les piétons, un feu qui impose la courtoisie. A ce feu, les trois soeurs attendent patiemment. La benjamine tient la main à la cadette et à l’aînée. La cadette suit les instructions. Et l’aînée se sent responsable de la fratrie. Elle a les yeux rivés sur le voyant en forme de bonhomme. Du haut de ses 7 ans, elle décide quand il passe au vert, de faire traverser tout son petit monde. Elle est concentré à sa tâche, juste le bonhomme, sans jamais regarder la route.

Et sur ce même boulevard, les automobiles foncent bille en tête au-delà de 60 km/h. Certains conducteurs ne ratent pas leur appel téléphonique, mais ratent ce feu. Parfois, en piéton engagé je suis obligé de piler pour les éviter. Est-ce que les trois soeurettes s’arrêteraient ? Est-ce que l’ainée les yeux tout à son bonhomme vert aura le bon réflexe ? Souvent je me pose la question.
Continuer la lecture

Si j’étais ministre du développement durable

Le 6 février dernier, le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie présentait son plan d’urgence pour la qualité de l’air. Trois des 5 priorités exposés concernent les moyens de locomotion. Covoiturages, véhicules électriques, les transports en commun, les vélos, les patins à roulettes, et j’en passe, sont bien présents dans cette étude. Mais s’il est effleuré, l’aspect le plus important n’est pas abordé : pourquoi nous déplaçons-nous ?
Continuer la lecture

Si j’étais ministre de l’Education Nationale

Lors de la matinale de France Culture avec Vincent Peillon, la question du manque d’enthousiasme pour la profession de professeur a été abordée. Et sauf erreur de ma part, un des aspects a été absent de l’émission : Le système de formation et de recrutement.
Continuer la lecture

Photographe à ses heures perdues

Photographe à ses heures perdues… drôle d’expression ! Comme si je pouvais perdre l’heure. Je peux perdre la notion du temps, mais pas l’heure. Ou alors il faut qu’on me montre, qu’on m’aiguille. Comment perdre l’heure quand elle n’est pas tangible ? Vous connaissez la musique : dans une certaine mesure ce n’est pas une clef que l’on perd au sol. Pourtant, telle l’Eure, l’heure s’écoule. Et si je ne peux perdre l’heure, je peux vous la donner !

Photographe à ses heures perdues, certes, mais photographier n’est pas une activité où l’on perd son temps. Au contraire ! On fige le temps. Techniquement une tranche de temps, en fonction de la vitesse. Concrètement, je règle la vitesse et reste immobile. Surtout ne pas bouger pendant un temps. Le concept est de figer un instant de tout être, de toute chose. La mouche peut me piquer de figer un taon.

Photographe à ses heures perdues fut à la relecture, l’effet déclencheur de cet objectif : aligner les jeux de mots autant que les jeux de lentilles. Cette optique peut paraître cliché, mais ce fut comme un flash. Je tenais là une ouverture, et après quelques réglages, l’idée s’est développée avec en ligne de mire l’envie de me chambrer, de me mettre en boite, beaucoup plus que d’impressionner.

Photographe à ses heures perdues…