De la dépénalisation du stationnement et du journanisme

Qu’est ce journalisme racoleur !? Que la survie de la presse écrite passe par des titres chocs, je le comprends. Que l’on procède à des encarts spéciaux sur certains sujets est d’usage. Mais comment peut-on limiter le Projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles à l’aménagement de la tarification du stationnement !?

Sur le site de l’assemblée nationale, on peut trouver le dossier 1120 de ce projet n°495. Pas besoin d’être expert pour percevoir son ampleur : quatre commissions sénatoriales ont planché sur le sujet qui est encore en discussion après 11 séances à l’Assemblée Nationale. Quel journaliste consciencieux peut imaginer que les débats se limitent aux parcmètres et contraventions !?

L’avis n° 601 (2012-2013) de M. Jean-Jacques Filleul, fait au nom de la commission du développement durable, est disponible sur le site du Sénat. Certains titres sont pleins de promesses ! II.A. Une volonté de clarifier l’action publique locale et de renforcer la coordination entre les acteurs ou III.B. La nécessité d’une meilleure prise en compte du monde rural. Quels sujets ! Il est question de l’avenir de notre pays et de son organisation. Quel plaisir se doit être pour un journaliste d’en dégager les idées phares, les matrices de changements, les implications, les conséquences ! Si j’étais journaliste, je m’y pencherai avec délectation.

Que nenni ! De tous ces grands axes de modernisation de notre cher territoire, le seul point abordé par nos pauvres journalistes concerne l’évolution de la tarification du stationnement. Serait-il impossible à nos journalistes d’aborder des sujets de fonds avec l’analyse et les réflexions qu’on leur demande ? Où est le sens critique et l’investigation ? Qu’est devenu le quatrième pouvoir ?

Quelle lorgnette messieurs les journalistes !
C’est une insulte envers toutes celles et tous ceux qui se battent pour la liberté de la presse !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *